pied noir
Né à Bab El Oued - 1948 - ALGER
 

Livre d'or : liste des messages (page 3)

De : Antoine/Tony BILLOTTAEnvoyer un mail

Le : 23/09/2026 06:43lien

"MON ENFANCE A L'ESPLANADE" DE HUBERT ZAKINE.

J’ai utilisé le langage parlé des enfants Bab El Oued pour chanter l’Esplanade qui, en fait, est l’appendice greffée du faubourg après la démolition des portes de Bab El Oued.
Le parler de tous les jours, agrémenté de mots italiens, espagnols et judéo-arabes propres à la communauté israélite qui, pour la plupart, venait de la casbah d’Alger.
Ce langage né du brassage méditerranéen agrémenta la langue française que tenta et parvint à nous enseigner l’école de Jules Ferry.
Oubliez la syntaxe et la grammaire française pour donner à ce récit toute son authenticité.
J’espère que vous prendrez le même plaisir à lire ce petit livre que moi à l’écrire.
Hubert Zakine.
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Dans mon quartier, on était une chiée plus quinze. Les amis, les copains, et puis ceux qu'on pouvait pas voir en peinture, les camarades de l'école à qui on parlait du bout des lèvres parce qu'on savait pas faire autrement, ceux qu'on traitait de fils à pep (premiers de la classe) parce qu'ils se faisaient la raie bien droite dans les cheveux et qui mettaient la gomina même qu'on se faisait un plaisir de décoiffer, ceux qu'on prenait pour des tapettes ( pédérastes) parce qu'ils mettaient les habits du dimanche pour aller à l'école, et puis y avait nous ! Les plus beaux, les plus musclés, les plus intelligents qui tapaient cao (école buissonnière) pour un oui, pour un non, les plus fainéants que leurs mères, les pauvres, elles les voyaient en futurs docteurs, nous autres les petits tombeurs de première, les Errol Flynn ou Marlon Brando de pacotille qui se recoiffaient tout le temps pour impressionner les apprenties Lana Turner ou Brigitte Bardot, les dégourdis qui laissaient leurs cartables chez l'épicière en sortant de l'école au lieu d'aller faire leurs devoirs, en un mot comme en cent dix-huit mille, on était une bande de joyeux cancres.
Paulo, Roland, Jacky, Victor et moi, unis comme les cinq doigts de la main qui prenaient la vie par le bout de l'insouciance.
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Mon quartier, il était situé à la frontière de Bab El Oued. Zarmah,(soit disant) il était off limites! Les anciens y disent que les remparts y commençaient place du Grand Lycée, des autres, c'était Boulevard Général Farre. Mais, nos anciens, y parlent encore du quartier de l'Esplanade. Nous autres, les descendants de nos anciens, (tu montes tu descends, on est leurs descendants !) on s'en fout comme de notre premier biberon de connaître nos ancêtres. Il sera bien le temps de fouiller dans le vieux grenier de l'histoire de nos familles quand on sera des vieux schnocks. Histoire de l'Algérie ou histoire de France, dieu seul y sait! A savoir si je suis pas l'héritier de Godefroy de Bouillon (ce serait pour ça que ma mère, sara-sara, (toutes les deux minutes) rien qu'elle veut nous faire du bouillon de légumes !) ou de Jeanne d'Arc. C’est également pourquoi ma mère, toujours elle se demande pourquoi j'aime les flambées d'alcool !
Les habitants des autres quartiers ils disent que l'Esplanade, c'est grand genre et petits moyens. Qu'on fait du zbérote (cinéma) quand on parle, du genre quoi! Que les jeunes ils mollardent (crachaient) pas par terre toutes les cinq minutes, qu'ils se dobzent (cognent) pas dans les entrées de maison, que zarmah, on est respectueux (qué respectueux, on sait même pas ce que ça veut dire), qu'on sort les mots de l'armoire, enfin qu'on est des fils à pep, si on n'est pas des chochottes (précieuses).
Bien faire et laisser dire! La caravane elle est passée depuis bien longtemps! Si j'étais british, je dirais "wait and see".
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La vérité, je sais pas si je relève l'insulte ou je la laisse choir avec dédain. (chof, le parler châtié des chitanes de l'Esplanade.) Mais aouah, je vais pas m'abaisser à discuter avec tous les babaos (abrutis) des autres quartiers de Bab El Oued sinon j'ai plus fini. Ralah (collant) et compagnie. Une parenthèse, mon professeur d'anglais, il s'appelait Moktari. Pour des petits pieds noirs et des petits musulmans à fort accent pataouète, bizarre, vous avez dit bizarre, comme c'est bizarre!
C'est vrai qu'à l'Esplanade, quand on tousse, presque 'on s'excuse de faire du bruit alors que les autres y rotent un maximum sans gêne, sans excuse et sans pantalon. Mais à part ça, on est pareils. Dans le même moule, comme si on avait qu'une seule mère. Comme deux gouttes d'anisette, on se ressemble. "Qui se ressemble, s'assemble!" S'assemble, ça semble bizarre!
Louis Jouvet y doit se retourner dans sa tombe. J’le vois de là à se demander d’où on vient avec ce drôle d’accent. Mi-arabe, mi-juif, mi-espagnol et mi-italien, même si ça fait quatre moitiés, nous autres, quand on aime, on compte pas!
Zarmah, le pathos, il a pas d’accent. Heureusement que Marcel Pagnol il a fait des films avec Raimu, Fernandel, Andrex (je pourrais citer tout le bottin de Provence mais la vérité j’ai pitié de vous). Sinon, on aurait pas de preuves à fournir au commissaire du 36 quai des orfèvres que son accent de Parisien y sent l'hôtel du nord à plein nez.
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Bon, où en étais-je (purée, nous autres à l’esplanade, on parle mazette) ah ouais, qu’on soit de l’Esplanade, de la Basseta, des Messageries, ou de où vous voulez, on est tous de Bab El Oued, alors hein, doucement les basses ! Non, mais!
Si je voulais rallumer la guerre de cent ans, je me risquerais à prétendre que nous autres, à l'Esplanade, on s'habillait sur notre 31 pour taper l'avenue alors que les autres quartiers y se mettaient seulement sur leur 24. Des païgones (déguenillés) vêtus à la six-quatre-deux comme de vulgaires oualiones (enfant des rues)! Mais les chitanes de Bab El Oued tellement y seraient vexés, y viendraient nous défier avec leurs taouètes (lance-pierres), leurs coups de tête et leur mauvaise foi. Ils seraient en colère et en cinémascope. Allez va, je préfère fumer le calumet de la paix avec Sitting Bull chef de la tribu des indiens pieds-noirs. Et taper la khémia! Boulette, tramousse (graine de lupin) et calentita (gâteau de farine de pois chiche)!
C’est vrai qu’on baissait d’un ton quand on était à l’Esplanade. A savoir pourquoi? Zarmah, on faisait du genre comme monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir.
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Nous autres, rien qu'on étaient des intelligents! D'ailleurs, les collèges et les lycées, où y se trouvaient? Je vous le donne en mille! A l'Esplanade. C'était là que que les futurs bacheliers y z' apprenaient comment on devient ingénieurs, docteurs, avocats ou balèzes des ponts et chaussée. Le collège Guillemin, le lycée Lazerges et le fin du fin, le lycée Bugeaud où même Albert Camus il a étudié. Ba ba ba! On dirait que les bâtisseurs de ces écoles y savaient que les intelligents y z'allaient habiter mon quartier!
Vous me direz: toi qui traînais toute la sainte journée au jardin Guillemin ou à Padovani, pourquoi tu fais pas partie des forts en thème de la tête? Je réponds tout simplement que moi, messieurs les ignares, je voulais pas faire la honte à la figure à mes amis qui habitaient les autres quartiers! En plusse, j'étais hors concours tellement je tapais cao! Faire manqua oura, pour moi c'était comme une seconde nature! École buissonnière à la vie, à la mort!
Vous aurez beau chercher dans tous les guides de Bab El Oued, jamais, vous trouverez un collège ou lycée dans les autres secteurs du faubourg ; à la rigueur, des cours complémentaires! Bouh, là, à tous les coups, les copains y vont sortir leurs pistolets à plomb pour faire un carton sur moi! Comme y dit un de mes amis de l'Esplanade, si tch'as peur, n'as pas peur! C'est que ces pistolets à plomb avec cinq membranes, ça faisait un de ces mal (ouais, je sais un mal, des maux! Quels samotes, ces lecteurs!)
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Mais quand même, quand même, à part qu'on se tapaient à la bagarre, aux noyaux, aux tchappes et au foot, on aimait bien se balader sur l'avenue des bons copains. Et même si on habitait l'Esplanade, on était pas les derniers à taper l'andar et venir sur l'avenue de la Bouzaréah, pour mater les jolies filles comme tout le monde. Bab El Oued, c'était chez nous!
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De : Guy MARIEnvoyer un mail

Le : 01/09/2026 06:37lien

Bonjour Robert , content de savoir que tu es rentré à la maison et que tu ailles bien .Amitiés

 

De : Antoine/Tony BILLOTTAEnvoyer un mail

Le : 31/08/2026 10:17lien

Reçu de Robert Falzon

J´ai eu une pneumonie qui a duré 15 jours, maintenant je suis chez moi
Je t´embrasse, un ami de toujours


 

De : Poveda NorbertEnvoyer un mail

Le : 21/08/2026 21:04lien

Notre Ami Robert Falzon est hospitalisé à Malmö
Vous pouvez le joindre par watshap et prendre de ses nouvelles
Avec toute notre amitie

 

De : Antoine/Tony BILLOTTAEnvoyer un mail

Le : 20/08/2026 16:50lien

MON ENFANCE A L'ESPLANADE DE HUBERT ZAKINE.

Un p'tit chouïa d'érudition pour ceux qui veulent pas mourir idiot ! Napoléon III qu'il était venu à Alger en 1861, il avait demandé à sa femme l'impératrice Eugénie d'aller voir si là-bas, il y était ! Elle avait dû lui casser les bonbons ! Alors, elle s'est promenée dans les rues et elle a attrapé une insolation. Obligé, la pauvrette, elle avait dû oublier son ombrelle chochotte. A savoir ce qu'elle a fait à son empereur de mari pour regagner ses grâces, toujours est-il (ne croyez pas que je parle toujours comme ça, hein!) qu'elle a demandé à l'empereur de planter des arbres parce que, décidément, y avait trop de soleil, en Algérie. Qu'est-ce qu'elle croyait, celle là-là ? Qu'en l'Algérie, y faisait un temps pourri comme à Paris ! Et mon empereur, cucu la praline comme tout, il a dessiné lui-même les trouées des boulevards Laferrière et Général Farre futur Guillemin avec plein d'ombres et une tonne de verdure. Et voilà, l'histoire du jardin Guillemin! Ça vous en bouche un coin, hein ?
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Napoléon, c'est bien joli à Paris mais nous, à l'Esplanade, on avait aussi, quelques Empereurs. Prenez Antoine Espig qui s'installe rue Delacroix en 1876 pour le commerce du safran importé d'Espagne. De fil en aiguille, la famille crée la marque du fameux safran Spigol que tout le monde s'arrache et, pas seulement, en Algérie. C'est comme Grosoli, l'empereur du créponné, des tranches napolitaines et des bombes glacées où vous croyez qu'il s'est installé ? Rue Lazerges, à l'Esplanade! Et le vin ne sera pas Monserrat comme le chante le fameux slogan mais le Royal Kébir de Frederic Lung même que ses entrepôts y sont situés au 9 avenue Malakoff. Idem pour les sommiers Royal indéformables, inusables et solides qui font concurrence aux sommiers Mondial. Le Majestic qui appartient au maltais Seiberras (chof, l'érudition!) c'est paraît-il, le plus grand cinéma de France, et peut-être d'Europe et tant qu'on y est, pourquoi pas, du monde! Albert Yvel, enfant de Bab El Oued, y décroche son premier titre européen des poids lourds contre l’Espagnol Paco Bueno sur la scène du Majestic puis conserve sa couronne en 1947 au stade de Saint-Eugène contre l’Italien Tontini, au milieu d’une cohue indescriptible. Purée, qu'est-ce qu'on est fort à l'Esplanade.
Le sport, c'était la raison de vivre de la jeunesse. Les clubs y poussent comme des champignons: l’Elan de Bab El Oued, Pro Patria, C.C.B.E.O. club cycliste de Bab El Oued même que Hubert Ferrer, il a tapé quelques tours de France, Algeria Sports, Footbal Club Rochambeau où Marcel Salva il a fait ses premiers pas, Sporting Club Algerois, le fameux Spadegna, équipe des porteurs d’espadrilles, Joyeuse Union Algeroise, Racing Club Nelson, Sport Athletique Bab El Oued, Volley Club Habitations Bon Marche, j'en passe et des meilleurs.
C’est en 1949 que le stade Marcel Cerdan il est inauguré à la Consolation. Alphonse Halimi, apprenti-tailleur, chez mon oncle, y rangera définitivement son aiguille d’apiéceur et sa pelote d’épingles avant de donner une véritable tlérah à l’italien Mario D’Agata pour devenir champion du monde des poids coqs.
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A l'Esplanade, comme dans tout Bab El Oued, on aimait les vivants et on respectait les morts. A cause de la fameuse impératrice, vous savez celle qui gonflait les bonbons de Napoléon III, la percée qui aboutissait aux Bains des Familles délogea les anciens cimetières de l’Esplanade. Après un tcherklala (agitation) pas possible entre les propriétaires de terrain, les promoteurs et les profiteurs, le projet vit le jour en 1880 grâce à la confiscation municipale d'un terrain appartenant à la famille Oualid, à Saint-Eugène, limitrophe de Bab El Oued. Limitrophe ou off-limits, that's the question?
Quand on veut, on peut expliquer le pourquoi du comment de la controverse sur le off-limits de l'Esplanade.
On l'a déjà dit, les émigrants espagnols fondent Bab El Oued. En 1830, aimable comme une porte de prison, l'entrée de la ville (ou la sortie c'est selon si tu rentres ou tu sors. La palisse, c'est bibi) se dresse, sous les anciens remparts ottomans, sensiblement, à hauteur de la caserne Pélissier et du Lycée Bugeaud. En 18 ans, les immeubles poussent comme des champignons et la ville étend ses bras vers Bab El Oued. Plus le temps y passe, et plus le génie militaire il est obligé de se rendre compte que la ville elle étouffe. Ni une, ni deux, comme le génie il est intelligent, en 1848, y se prend pour Hercule et y déplace les fortifications sur la place du Général Farre futur boulevard Guillemin.,
Encore douze ans de construction et de tcherklala, et en 1860, les portes sont envoyées chez leur mère. Plus de portes, plus de frontières, plus de off limits! Alger s'aère. Bab El Oued respire. Bab El Oued est émancipée! Les portes marquaient la frontière de Bab-El-Oued. Bab El Oued devient un quartier d'Alger. Bab El Oued est réunifié.
C'est la fiesta bohémienne mais y'a toujours des empêcheurs de tourner en rond! Peut-être que ces ignares y pensent qu'il vaut mieux tourner en carré! Yaré, yaré! Ils restent avec l'ancienne image des portes de 1830. Des rétrogrades, quoi! Mais petit à petit, l'Esplanade, bien qu'elle revendique sa propre identité, devient fille de Bab El Oued.
Purée, ma parole, j'aurais dû faire prof d'histoire! Avec une serviette sous le bras, des souliers pas cirées et des lunettes de laouère. Genre Topaze! Aouah, qué j'm'en fiche de Charlemagne et de Godefroi de Bouillon et de Roland de Roncevaux! Ah, ça y est, je sais, j'aurais pu être prof d'histoire de l'Algérie! Ouahhhhh! C'est ma mère qui aurait été contente! Qué dommage, quand même, hein, c'est pêché!
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Allez arrêtons de rêver va! La réalité elle a dépassé la fiction. On est parti de l'Esplanade, une main devant, une main derrière, loin de notre quartier, loin de nos amis, de nos copains et de l'Esplanade, de Bab El Oued et des Trois Horloges, de la Basseta et des Messageries, de nos cinémas, de nos petites fiancées, de l'ASSE et du GALLIA, loin de tout ce qui faisait notre vie. J'ai plus le cœur à plaisanter.
Je pourrais dire: kirikiki, mon conte est fini mais je préfère laisser le mot de la fin à Jean Brune qui parle un français moins pataouète que le mien:
Enfin l’Esplanade est le seul quartier d’Alger qui communie aussi intimement avec la mer. Alger peut lancer vers elle la passerelle moderne de l’avenue du 8 Novembre. L’Esplanade reste un bastion bâti sur un rocher face aux colères du vent du large et aux brisants sur lesquels vint mourir jadis un bateau qui s’appelait « La Reine Mathilde ».
Nulle part ailleurs qu’à l’Esplanade la mer n’est plus proche de la ville, on en devine nulle part autant qu’ici la prodigieuse présence vivante et nulle part ailleurs la vie citadine n’est mieux rythmée par les échos alternés des grondements et des murmures de la Méditerranée.
Quand l’hiver fait rage, les embruns battent les avenues de l’Esplanade comme le pont d’un navire.
Quand l’été sourit les parfums de l’iode enchantent les aurores et les crépuscules… et quelle que soit la saison, on retrouve sur les ferrures rongées des balcons et des portes, les stigmates qui font la noblesse des vieilles cités maritimes.
Par un étrange paradoxe, ce faubourg d’Alger qui a voulu se donner un visage de quartier bourgeois, est peut-être celui où les souvenirs de l’Alger barbaresque restent les plus vivants.
Vue de la mer l’Esplanade semble à peine superposée à une vieille lithographie. Les bastions dont les murs plongent dans la mer sont les mêmes qu’autrefois. Ils ont seulement reçu une destination différente.
Hubert Zakine

FIN

 

De : GALLAND AlainEnvoyer un mail

Le : 14/08/2026 15:09lien

Complement..... le Nom de mon grand-Pere BAEZA Antoine né à Alger et grand-mere Maria Marie origine Ravea Espagne
5 enfants Marguerite, Baptiste Lucie ma maman, Arlette et Eliane Merci de vos nouvelles...

 

De : GALLAND AlainEnvoyer un mail

Le : 14/08/2026 15:03lien

Bonjour je suis né le 29 octobre 1946 A BAB BEL OUED Mon grand Pere habité ka cité des vieux moulins, deuxieme entrée sur la droite dans la cité.Mon grand était coiffeur dans la rue qui allé de la cite au maché, face a la boulangerie.

Je suis adh au Cercle Algerianiste, en attente de votre réponse, bien cordialement

 

De : DOMENECH LilianeEnvoyer un mail

Le : 11/08/2026 08:10lien

Chère Annie,
Rognes c'est fini certes mais rien ne vous empêche d'assister aux regroupements de l'ABEO qui continue et organise régulièrement des journées. C'est plus facile et moins fatigants pour les membres octogénaires.

 

De : Annie SALORTEnvoyer un mail

Le : 10/08/2026 11:45lien

Coucou Tony,

Merci pour ce partage bien émouvant et relatant nos belles histoires et notre merveilleuse fraternité et solidarité de notre communauté de Bab el Oued !!!

C'etait bien notre rendez vous annuel à Rognes qui nous a permis de nous retrouver et de retrouver ceux que nos avions perdus avec notre exode précipité !!!
Et Rognes c'est fini !!!!!!!fini fini !!!
On se raccroche à nos messages sur ce site créé par notre cher Christian pour avoir des nouvelles , voilà on s'écrit , mais .... on ne se revoit plus !!!

Bien fraternellement à tous ! Que D... vous bénisse et vous garde longtemps en bonne santé !!!



 

De : Antoine/Tony BILLOTTAEnvoyer un mail

Le : 08/08/2026 12:08lien

Merci Robert,
J’espérais ta réponse tout en la craignant. Je suis tout de même à moitié rassuré.
En effet, comme la majorité d’entre nous qui survivons plus ou moins bien,
je suis replongé dans les souvenirs les plus anciens.
Et Danièle en fait partie : à 1 mois près, nous avons le même âge et la même adresse. Nous avons partagé les mêmes berceaux, nos mamans nous laissant à la garde respective l’une de l’autre, ce qui leur permettait de faire leur marché en toute tranquillité.
Nous avons grandi et joué ensemble avec nos frères et sœurs sur nos paliers et sommes restés très attachés jusqu’à la naissance d’une nouvelle héritière chez les Anastasio, ce qui les ont amenés à déménager, dans un appartement plus grand, 5 Bd de Provence.
Ce fut un grand déchirement et la vie a repris son cours avec des rencontres toujours vécues avec un immense plaisir.
Plus de nouvelles après 1962 et le hasard nous a fait nous retrouver à Rognes vers les années 2010.
Très émouvantes retrouvailles, suivies d’autres, malheureusement endeuillées par le décès de son époux : mon grand copain Freddy Marinoso, coéquipier au club de handball, l’Olympique de Babeloued (O.B.O), hélas disparu trop tôt en octobre 1911…
Plus de rassemblement, plus de retrouvailles, chacun retournant dans son exil, vieillissant en repensant à ces belles années d’enfance insouciante, de profonde amitié et de vraie fraternité. Danièle, ma sœur, puisse ce message t’aider à surmonter tes ennuis de santé et continuer à vivre paisiblement avec Arlette et ta famille.

PS : Je m’excuse auprès de certains lecteurs à qui ce témoignage importe peu et remercie toutes celles et ceux qui comprennent ce besoin de partage.

 

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