pied noir

Né à Bab El Oued - 1948 - ALGER

 
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De : MerzakEnvoyer un mail

Le : 05/12/2018 09:33


A Mr Missoud.


Mme Maurice.

Elle était toujours assise à califourchon sur sa chaise au seuil du 10 rue de Colmar, à quelques pas de la Synagogue Samuel Lebar, et de l'entrée des tabacs du Globe rue de Dijon.

Il y avait au coin de ces deux rues, une pierre en granit, scéllée à l'immeuble où elle aimait s'assoir et qu'on appelait "la pierre de Mme Maurice". Car c'est bien d'elle qu'il s'agit.

Mr Larfi "l'ancêtre" était toujours à ses côtés, un mégot maïs aux coin des lèvres, silencieux comme une carpe.

Elle nous disait que c'était un péon spécialiste en pyrotechnie, et nous, on faisait semblant d'y croire, même si on savait qu'il avait toujours habité les baraquements en face des Bains de Chevaux.

Tout de noir vêtue, elle semblait tout le temps penser à quelque chose, comme si sa vie entière lui passait sous les yeux en permanence, et qu'elle cherchait à en sélectionner les moments les plus intéressants.

Elle avait la réplique facile, un vocabulaire coloré, et nous avons appris avec elle à insulter en italien. espagnol, hébreu, arabe kabyle, et même un peu en francais.

A peine la distinguait-on de ce qui l'entourait, et dés qu'on l'apercevait, si fine, si menue, il semblait que tant de "grossièreté" allait l'écraser, mais sa simplicité avait raison de tout. Chacun de ses gestes semblait exprimer une bonté profonde, discrète, une perpétuelle vigilance du coeur.

Qu'elle ait souffert, nul n'en doutait. Et nul ne doutait que cette souffrance ait été à la mesure de ses forces, de la prodigieuse résistance morale dont on la sentait capable.

Elle disait aussi que les fleuves les plus boueux ont une source (claire). Mais qui de nous pouvait comprendre à l'époque. Et, chose étrange, son présent appartenait à tous. Y puisait qui voulait. Merci Mme Maurice pour toutes ces leçons de savoir vivre que nous ne comprenions pas.

C'est un petit hommage à cette femme hors du commun, et un petit salut à tous les anciens de Bab El oued disséminés un peu partout qui se reconnaitrons sans peine, et avec lesquels je conserve encore aujourd'hui un lien en pointillé, à coup de mails et de SMS.

Bonjour aux familles Garcia, Addadaine, Passarelli, Boucetta, Aznar, Robinet, Choukroun, Bentolila, Kerroum, Montiel, Olives, Balzano, Sauvin, Riquelme, Spinoza...et tous les autres la liste est longue...

 

De : andreeEnvoyer un mail

Le : 05/12/2018 09:13

A MONSIEUR MISSOUD
Oui je me souviens tres bien de madame Maurice et aujourd'hui je me souviens ENCORE des personnes qui marque notre enfance contente de vous lire MONSIEUR
Merzak se souvient aussi de mme Maurice et beaucoup d'autres personnages
de la BEO



 

De : paulo MISSOUDEnvoyer un mail

Le : 05/12/2018 08:19

Merci a ANDREE qui se souvient de Mme MAURICE qui était ma grand-mere .

 

De : andreeEnvoyer un mail

Le : 05/12/2018 07:37

Bonjour a tous

pour continuer sur nos souvenirs
A la sortie de l'ecole de dijon j'allais chercher mon frere a la sortie de l’école Sigwalt puis direction chez l’épicier juste a cote chez Moussa et le choix sur les bonbons zan réglisses berlingots et chewing-gum globo gagnants et caramels tout a cote le marchands de figues de barbaries que nous mangions sur place puis un tour au marche avec notre panier un tour chez Beber le boucher il avait souvent une queue et la dans la file chacun (es ) discute de la vie un tour chez Moatti si nous avions besoin de tissus pour finir le marche un tour chez blanchette puis au retour une petite discution avec mme MAURICE qui était assise juste en face de la synagogue et refaisait le monde des personnes vraies qui nous ont beaucoup apporter puis on rentrait a la maison en longeant le boulevard pitolet en regardant les pécheurs et retour a la consolation

bonne journee a tous

 

De : DOMENECH LilianeEnvoyer un mail

Le : 04/12/2018 20:03

Et monsieur km qui vendait sa guimauve de toutes les couleurs et qui se suçait les doigts pour couper et donner des petits bouts cadeaux aux enfants afin de leur mettre le gout à la bouche et les inciter à aller chercher une pièce à la maison.
Et les chewing gum où l'on gagnait des photos de comédiens ou de stars de foot.
Les caramels gagné ou perdu.
Et les martinets en réglisse et les boites de bibérine et de coco.

Et sur l'avenue de la bouzaréah, le marchand de créponé et le marchand d'olgas les petits beignets qui arrivaient de leur labo dans un panier par un petit fil.
Et les beignets de Blanchette.

Et le matin dans les rues, le marchand qui braillait : marchand de fromages, fromages à la crème, fromages...

Sur que j'en oublie...

 

De : chesaEnvoyer un mail

Le : 04/12/2018 19:01

né a bea en 1936 j'ai habité depuis ma naissance rue mizon . En France habie Pierrelatte dans la Drome.
Je souhaite faire partie de votre asso. J'ai un fils qui habite Marseille

 

De : DENARIE MICHELEEnvoyer un mail

Le : 04/12/2018 18:53

NOTRE AMIE MONIQUE FAVIER NOUS A QUITTE LUNDI SOIR. UNE PENSEE POUR ELLE CE JEUDI. ELLE VOUS ME MANQUER........

 

De : Guy MARIEnvoyer un mail

Le : 04/12/2018 17:59

Merci Christian et André de nous faire "remonter" tous ces souvenirs du quotidien que nous avons forcément tous connus.
Guy de la Bassetta

 

De : André TRIVESEnvoyer un mail

Le : 04/12/2018 09:30

MERCI CHRISTIAN.
Celui qui faisait le troc pour du linge, c'était le marchand d'z'habits. Celui qui attirait ses clients en tapant sur le rebord de sa plaque avec son couteau, c'était le marchand de calentita. Tous les après-midi, au son d'une trompette avec une charrette à bras, les maltais sillonnaient les rues pour vendre le lait de vache. En début de soirée, devant chez Delacaze, un marchand présentait dans un panier des cacahuètes encore chaudes en disant " cacahuètes, guermech ! ". Pour le Ramadan, les marchands ambulants envahissaient les rues autour du marché et c'était a fête: ils vendaient le jasmin, les figues de barbarie, les jujubes, le maïs grillé sur un Kanoun. C'était çà notre quartier, un jardin d'odeurs et de couleurs où les enfants passaient leur temps à rire et à "déconner".

 

De : ChristianEnvoyer un mail

Le : 03/12/2018 18:35

Bonsoir,
Je suis une horloge, je dirais plutôt LES TROIS HORLOGES, comme vous le savez je suis située
au c½ur de votre quartier BAB EL OUED.
Des plus petits aux plus grands, je vous ai tous connus. Depuis plusieurs années, j'ai pu lire vos
messages l'un après l'autre et j'ai constaté que vous avez su si bien décrire notre si beau quartier, par
moment, j'avais l’impression que vous étiez encore là à faire les cent pas d'un côté à l'autre en jetant
un ½il à mes horloges. Je voudrais si vous le voulez bien rendre un hommage à tous les petits
entrepreneurs de la rue que l'on n'a un peu oubliés.
Souvenez-vous du Matelassier, les gens profitaient du jour de lessive pour pouvoir refaire leur
matelas, car ce jour-là, ils avaient la terrasse de libre, quand la terrasse ne l’était pas le matelassier
travaillait dans un coin de la rue et faisait la curiosité des enfants.
Le Rémouleur poussait une charrette montée d'une meule qu'il faisait mouvoir au moyen d'une
pédale en bois, pour aiguiser les outils et ustensiles tranchants, ciseaux, couteaux, etc.... Une fois
fini d’aiguiser l’ustensile et d’impressionner les enfants qui avaient admiré son travail, il sortait une
feuille de papier et la coupait comme un rien, tout fier d'un travail bien fait qui laissait les enfants
gagas.
Le Vitrier avec sa caisse à outils et ses vitres sur son dos. Comme tous les petits artisans, il passait de rue en rue à la recherche d'un carreau à changer tout en criant vitrier vitrier ….
Il y avait aussi ceux qui faisaient du troc : ustensiles de ménage contre du linge, pas facile le troc
avec eux.
Le marchand de zoublis qui circulait de rue en rue, en criant zoublis zoublis, tout en portant en
bandoulière son bidon cylindrique de couleur vert où se trouvait à l’intérieur les zoublis. Le bidon
était fermé par un couvercle avec sur le dessus une roulette qui nous permettait en la tournant
d'avoir une chance de gagner un autre zoubli.
Le marchand de fromages frais du jour, de barbe à papa, de glaces, de cacahuètes, de bliblis, de jujubes, de figues de barbaries et d'autres petits métiers, souvent effectués par des enfants, porteur de paniers, cireur, etc.…
Vous avez un souvenir, une anecdote, alors à vos claviers.
JOYEUX NOËL
Grosses bises
LES TROIS HORLOGES.

 

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