Né à Bab El Oued - 1948 - ALGER

 

Merzak TAMENE

Qui se souvient d'un ancien Haltérophile aveugle,avec une pancarte et un album de photos represantant ses anciens exploits sportifs. Il déambulait dans les rues du quartier en compagnie de son épouse Marie. Démunis et fiers. Qui se souvient du bruit des vespas,lambrettas et puchs, l'odeur de l'anis,des variantes et des tramousses à l'heure de l'apéro. La sonnette de l'école Sigwalt avec Mr Blatt,successeur de Mr Reynaud, debout au seuil de la porte,et à qui on devait impérativement dire Bonjour M'sieur. La récréation avec nos cris stridents et le sifflet du maître surveillant, le préau où l'on s'abritait de la pluie,la cour, la petite et la grande avec deux niveaux différents, séparées par un grillage. Il y avait aussi la cantine scolaire,en face de chez Mr Botella le marchand de "farces et attrapes" où l'on pouvait déjeuner pour 30 centimes. Nous achetions nos affaires scolaires chez Bloget, nos chaussures chez Marco Ave. de la bouzaréah et la plupart des parents achetaient leurs appareils ménagers chez Discophone. Les combats de catch au stade Marcel Cerdan,avec le bourreau de Béthune, l'Ange Blanc. L'héliport, le rocher carré et les bains de cheveaux où nous avons appris à nager. Tout le monde connaît Blanchette, ses beignets et son panier de bliblis multicolores,Zouane(Kader) le marchand de volaille,Lopez le pharmacien, Anis Gras rue Riégo et la boulangerie Aznar face au bar l'Olympique. Un espace de 400 ou 500m de coté où des milliers de personnes vivaient còte à còte, avec des origines et des religions diverses. Ceci n'empéchait pas cela. En Algerie,nombreux sont ceux de cette génération (nés entre 1940 et 1953) qui ont eu leur adolescence "à cheval" sur deux cultures, perdant pied quelquefois, mais s'accrochant quand même avec leur innocence juvénile. Quelques uns sont partis peu aprés l'Indépendance. En vacances. Ils le sont toujours. D'aures sont restés. On les rencontre de loin en loin, rasant les murs d'une ville qu'ils chérissent,discrets,faisant leurs courses avec l'air de s'excuser,un sourire désanchanté sur les lèvres. Je crois que nous devenons tous un peu nostalgiques avec l'âge et le temps.Mais ne dit-on pas que la nostalgie est un bonheur à l'imparfait? Bonjour à tous les gens,nés vivants ou ayant vécu à Bab El Oued.

Ajout de photos

- Photos de Yves JALABERT Dans Retrouvailles

- 6 photos dans les rues de Bab El Oued de Mustapha OUALIKENE

Merzak TAMENE

Qui se souvient de Baptiste le pécheur et ses pastéras,Ballester le platrier,Schinni le marbrier,Dalbred le coiffeur,Josette la boulangère,le bar Camera avec plus tard Mme Said. Les instituteurs(ou institutions) de l'Ecole Sigwalt: Blatt(dirlo et maitre),Invernizzi,Lievin,Sala,Serror,De Taddeo,Parascandola,Toubiana,Pietri(plus tard Directeur à Rochambeau) et tant d'autres. J'aimerais aussi rendre hommage aux "residents"de la plage aux chevaux:Kaouène,Drimouche,Rouget,et Choucha pour n'en citer que quelques uns. Djilali et son petit troupeau d'anes qui transportaient le sable vers la casbah. Rue de Dijon: la Sinagogue, le marchand de" farces et attrapes",Mr Papalardo et ses fûts de vin, les épiceries du quartier:Moussa,Mikki,"Ammi" Ali rue Lavoisier,les escaliers de la "rue des chats" menants à la rue du Dey,la petite fabrique de boîtes en carton,les tabacs du Globe á l'angle des rues de Dijon et Colmar. Que deviennent les gens de la rue de Colmar?Le 10:avec Mme Kerroum,Mr Robinet le peintre,Mme Maurice,Malika Annie,Bambino,sans oublier la famille Salah Fodel et père tous deux décédés.Le 8:avec les familles Ceretti,Serrer,Mimoun,Moatti,Prudhan,Moscatello et Selmoune, Le 6: Aznar, Ghanem et bien sûr Mammi. Rue du Dey: Riquelme prés de l'impasse du Sporting (2eme étage) Balzano, Sauvin rue de la Consolation. Flandre, Garcia Georges et la famille Addadaïne dans l'immeuble avec la plaque commémorative" Emile Maupat" rue de Dijon et tous les autres. Le p'tit bassin, rue de la Consolation avec la maison Jacques en hiver ( on gagne toujours, on perd jamais) et les pastéques et melons en été. La fontaine blanche au milieu de l'avenue des Consulats, la rue des moulins avec le café maure du ´père à Rachid, Slimane le charbonnier, Niia le laitier et le marché couvert avec ses étals de poisson, ses boucheries, ses couleurs et ses bruits, sans oublier ses " porteurs". Je crois que malgré le temps et la position géographique, nous conservons tous des souvenirs inoubliables dans nos mémoires et nos coeurs. Nous garderons toujours ce sentiment indéfinissable, comme une larme retenue.

Salut à tous et à toutes.

Isabelle SINTES née BERTIN

LES PETITS ANES

Qu'ils étaient doux les petits ânes du Square Bresson

Sur leur dos, le tour du Square nous faisions.

Ce Square Bresson était l'image que nous aimions.

Ses arbres,ses oiseaux,ses bancs, et ses ânes...

Sur lesquels nous nous promenions.

C'était une joie ces petits ânes

Ils étaient doux , ils étaient beaux.

C' était la fête , nos petits ânes...

Que nous appellions ..... BOURRICOTS;

De cette enfance dorée d'Alger

En mémoire m'est resté le souvenir des petits ânes

Souvent j'y pense tendrement

Qu'ils étaient doux les petits ânes...

Comme ils nous manquent maintenant.

Peut être qu'eux aussi les ânes

Regrettent amèrement,l'absence des petits enfants

Qui venaient de tous les quartiers d'Alger

Monter sur leur dos au Square Bresson.

Peut être que les petits ânes.....

Disent : Ah ! ces enfants de Pieds Noirs

HI - HAN ! HI - HAN !

Comme ils nous manquent maintenant !!!

Isabelle SINTES née BERTIN (I.B.S.) de B - E - O

Enzo PAGLIACCIO

Pour ceux de la rue de la Consolation

Vous souvenez vous du bassin rempli d'eau construit peu avant la guerre 39-45 qui a été transformé par la suite en petit jardin public

vous souvenez vous des voitures hippomobiles qui venaient des Halles Centrales et se dirigeaient vers le Marché-Les roues ferrées faisaient un bruit d'enfer quand les voitures remontaient le Bd de Provence

vous souvenez vous du marchand de broccoli s'installant sur les marches de l'Ecole d'Infirmieres angle Consolation,rue des Messageries

Vous souvenez vous de la Pompe où un certain apres midi un groupe "d'artistes"essayaient de nous faire reprendre en choeur c'etait une fleur de Paris

Les petits ânes du Square Bresson logeant dans l'écurie de Casimir, qui s'en allaient le matin ,poil lustre, sabot noirci vers le lieu de travail , trainant leur carriole verte

et puis le soir, revenir harassés où nous les "Guaglione" les attendions, heureux de les revoir

Qui se souvient de la Biscuiterie BITOUN, enfants nous attendions les biscuits malformés

de la Parfumerie Azurville

Mais où sont les neiges d'antan?

Rachid FAID

Bonjour à toutes et à tous Du temps où Noel et le jour de l'an été célébrés à babeloued mon père qui était marchand de volailles à la rue du Roussillon faisait le plein en poulets dindes et canards pour faire face à ces 2 évenements.Si certains lecteurs peuvent se souvenir nous avions un poulailler à l'époque qui se situé en haut de la rue François SERRANO et c'était là en plein air qu'étaient lachés des dizaines de dindes attendant le jour de noel et le jour de l'an.Je me souviens que beaucoup de clientes et clients venaient faire leurs commandes à l'avance l'une dsait à mon père "Messaoud ne m'oublie pas Attention je compte sur toi j'ai du monde etc..." et mon père de répondre "Oui Madame YANA !YANA !YANA !BOCO " Nos pauvres ouvriers de l'époque qui étaient réquisitionnés pour la circonstance ,passaient des nuits et des jours à travailler sans relache car tout se faisait manuellement(l'abattage et le plumage) .Tout ça pendant que de l'autre coté les patissseries "La Princesse" chez Martinez ou bien ANgelo pour ces friandises et surtout le chocolat ,Pierrot au "Petit four" regorgeaient de monde pour les commandes de gateaux et de friandises .Quant à mon père il devait satisfaire sa clientèle au magasin et l'Hopital Maillot avec la caserne d'Orléans qu'il ravitaillait en oeufs et volailles durant toute l'année.Tout cela ne nous fera pas oublier l'effervescence qu'il y avait à la place de l'Alma là où se retrouvaient tous les marchands de sapins.Les gens se bousculaient partout ,dans les magasins ,à l'intérieur du marché, c'était la joie dans les appros.Tout le monde cherchait tout le monde et tout le monde donnait à tout le monde.Il n'y avait pas de spectateurs .On courrait dans tous les sens .Les vendeurs de jouets de l'avenue des consulats -de la rue de Dijon chez Louis BOTELLA -comme à l'avenue de la Marne ou l'Avenue de la Bouzarea déballaient tout ce dont ils disposaient comme marchandise ou qu'ils avaient préparés pour Noel.C'était la fete avant la fete .Et dire que c'était hier .Bonne fetes de fin d'année à toutes et à tous.Je vous souhaite beaucoup de bonheur de bonne santé et de prospérite.A bientot RACHID

Alain ARLANDIS

NOTRE ALGERIE

Dis Mémé pourquoi pleures-tu quand tu nous parles de ta jeunesse : avec moi répétes ces noms, écoutes et retiens leur chanson.

Les arbres, une place, une belle cathédrale Notre Dame d'Afrique, Vierge vénérable

c'est Alger la blanche

Une bonne anisette, des filles coquettes, des marronniers en fleur et tout un bonheur

Pour Setif le dimanche.

Sid Bel Abbes, musique militaire, le fier képi blanc toujours te plaira.

La porte du désert, le cadran solaire,

voilà Saïda

Le pont suspendu, Sid M'sid et Bellevue.

La rue Camaran, Constantine se riant des roses à foison, pour fêter Blida.

Du vin gai et bon se dit de Mascara

Laisses moi te parler de Mostaganem

Et si tu le veux du fier Tlemcen, voilà Misserghin.

Un ciel tout bleu, un soleil ardent sa mer verte et bleue et son grand boulevard.

Ses rues animées et puis tous ses bars, tous ces jeux de boules et voilà Oran.

C'est Batna et Reggane, Miliana et Bône.

C'est Bougie et In Salah.

C'est ma jeunesse, mes pleurs, mon sourire, ma vie.

Ce sont mes vingt ans, ce sont mes amours, mes désirs ardents enfin pour nous tous

c'est notre pays, notre Algérie.

Bonnes fêtes à tous.

Isabelle SINTES née BERTIN

JE TE REGRETTE ALGER

Pour toute ta grandeur, ta blancheur ta beauté.

Pour toutes les saveurs que tu nous a donné

Pour ceux qui maintenant ne peuvent que te rêver

Comment ne pas te voir en rêves ou en pensées.

Comment ne pas penser sans pouvoir t'oublier.

JE TE REGRETTE ALGER

Pour tes rues ,tes jardins par nous traversés

Pour tes quartiers entiers que l'on a désertés

Pour ceux qui sont restés,morts ou handicapés

A cause de la guerre qui nous a tous marqués

Pourtant durant la guerre, tous avons espéré

JE TE REGRETTE ALGER

Pour tes Pieds-Noirs qui te pleurent à jamais

Pour tout ce que l'exode nous a fait abandonner

Pour tous ceux qui ont cru qu'on pouvait te garder

Comment ne pas encore avoir le coeur serré.

Nos peines et nos regrets sont de t'avoir quitté.

JE TE REGRETTE ALGER.

Loin de toi mon Alger c'est à toi que je pense

Depuis tant d'années, mon arrivée en France

Ne m'aura laissé qu'amertume et regrets.

Souvent en silence , je me met à penser

Combien toi aussi tu dois nous regretter.

JE TE REGRETTE ALGER.

SINTES Isabelle née BERTIN (I.B.S.) de B E O

Francis MéLé

Aux anciens du 36 Léon Roches et aux autres…

Les Parisiens ont les Champs-Élysées, nous nous avions la rue Léon roche, tout aussi célèbre mais juste un peu moins , je l’avoue, que notre Avenue de la Bouzaréah . Mais quand même… Dans cette Rue Léon Roches J’avais la chance d’habiter au 36 c’est à dire dans sa partie la plus haute . Lorsqu’on la remontait depuis le début, nous traversions tous les quartiers qui la composaient avant d’arriver chez nous. C’est vrai que notre définition de quartier s’éloigne quelque peu de celle qui s’y rattache de nos jours ou de celle du Larousse Quartier en pied noir, et façon Larousse, signifie : « Espace de rencontre et de vie, organisé autour d’un point rencontre », et dans cette rue, les points rencontre ne manquaient pas. Au 36 nous étions particulièrement gâtés car Au delà de la rue Maxime NOIRE , commençait mon quartier, et là nous avions 2 points rencontre. Il fallait bien ça pour palier à la pénurie de télé (il n’y en avait qu’une pour tout le quartier) ou l’absence de jeux vidéo remplacés avantageusement par nos jeux de rue, entre autres, marelles ou carrioles à roulements pour les plus téméraires. Dans notre quartier il y avait donc la rampe, à l’angle de la rue Taine, plutôt réservé aux garçons et aussi les bancs de pierre du 36, halte quasi obligatoire pour tout individu rentrant ou sortant de chez lui, sans distinction d’age ou de sexe… A cet endroit on aimait se retrouver le soir (à l’heure des poubelles) pour entretenir quelques secrets et plus tard encore, quelques flirt en devenir. Ah si ces banc pouvaient parler …. Pour être né à cet endroit, j’ai retrouvé ce décor sur quelques photos jaunies de l’époque ou mes oncles et mon père étaient en culottes courtes… Je vous en reparle aujourd’hui car je viens de retrouver un ancien voisin et ami qui habitait là, bienvenue Henri. L. , tu rejoins la liste de ceux que nous avons pu revoir je pense à Jean Louis et Henry (avec un y) et leurs sœurs, Marie-Thérèse, Huguette, Aline, Monique, Candide, Clairette, Miquette, Racime, Janine, Alain, Toinou … Mais il en manque encore quelques uns alors si quelqu’un les croise merci de nous aider à retrouver chez les FERRER René, Andrée et Gabriel, chez les SPORTES Charly, Renée, et Gaby, Pierre JOUVE mon frère de catéchisme, Gérard MAS, Serge et Marc Senabre. Marie, Gatto et ses frères

Je sais que grâce à ce site il suffit seulement d’un peu de patience. Par chance il m’en reste un peu.. Mais faudrait quand même que ce p…. de téléphone arabo-piednoir fonctionne de temps en temps , Internet à du bon mais ça ne suffit pas, même si ce site est devenu au fil du temps notre nouveau quartier. D’ailleurs la dernière fois que j’ai croisé notre ami Christian, il était question qu’il organise un point rencontre autour de sa piscine cet été, il fallait juste qu’il en parle à sa femme, alors Christian je te donne le dernier chiffre on serait 450 environ à répondre à ton invitation.

Amitiés à toutes et à tous..... Francis

Gigi CARDINALE

poeme ( fait par 1 femme de pied noir)

l algerie

ou sont nos jeunes années...

nos plages de sable fin...

les tramous, la kemia..

meme nos cheveux s en sont alles...

nous avons tous changés..

mes nos souvenirs restent entier..

mes potes vous etiez et vous le resterez a jamais...

et tout ce que nous avons vecu ensemble resterra graver a jamais...

gigi

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