Né à Bab El Oued - 1948 - ALGER

 

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- 1 photo dans les Sportifs de Bab El Oued de Lisette MUNIER

André TRIVES

Le : 13/06/2011 18:30

A L'ABEO, LE DEFI DU TEMPS NE FAIT PAS PEUR.

" A l'année prochaine!" Cette phrase lachée en fin d'après-midi au moment de se quitter, ne nous a pas fait oublier les incertitudes qu'elle soulève; et chacun la mine réjouie et le coeur triste est reparti dans son coin. Venus des Etats Unis, de Suède, du Danemark, de toute la France, et pour rien au monde, ils auraient raté le rendez-vous de la fraternité organisé par l'ABEO sur le domaine du Grand Saint-Jean, à deux pas d'Aix en Provence.

La bienséance a coutume de marquer d'une pierre blanche un évènement hors du commun, mais pour nous, enfants de Bab el Oued, nous l'avons marqué hier 12 juin 2011, d'une anisette blanche avec une kémia gargantuesque assortie d'un succulent beignet arabe de chez Blanchette.

A vrai dire, on ne se réunit pas pour parler du présent( force est de constater qu'il est derrière nous), mais pour faire revivre une culture aujourd'hui en voie de disparition. Cette culture est née vers les années 1840 à cause d'une bande d'inconscients ( des malades ou des désespérés) émigrant de leur pays en terre d'Algérie pour assurer une vie meilleure à leur famille.

Arrivés sur le port d'Alger, un baluchon sur le dos, ils partirent à pieds sous un soleil de plomb, longeant le Cassour et la mer, et remontèrent l'Oued M'Kacel jusqu'au carrières Jaubert. A la pioche, il découpèrent les pierres sur les à-pics qui dominaient le paysage désertique; et les maçons de Valence et de Lombardie construisirent une à une les maisons qui donnèrent naissance à Bab el Oued. Comme les bénévoles de l'ABEO aujourd'hui,nos aïeux, pour relever le défi, devaient être " Badjoc ou caboute ".

La main d'oeuvre locale arrivait de la Casbah, les commerçants juifs de la rue de Lire où ils étaient installés depuis des lustres, les Espagnols, les Italiens, les Maltais et les ruinés ou pestiférés dont la France se débarrassait, passaient par le port d'Alger. Petit à petit, un peuple de condition modeste apprenait à vivre ensemble. La diversité créait une dynamique que personne n'avait soupçonnée. Tous si différents affirmaient leur identité ainsi : " Je suis de Bab el Oued ". Il suffisait d'entendre l'appel des élèves en classe chaque matin par le maître d'école, pour savoir que le quartier était unique en son genre. Jusqu'à créer une langue de chez nous : le pataouète. Les substantifs et les qualificatifs utilisés par Lyas, Momo ou le docteur Abisserour et quelques autres défenseurs de cette culture arabo-juive-chrétienne, nous l'ont rappelé jusqu'à leur mort.( Zarma, falso, zoubia, tchalef, morteguidamourte, falampo, gabatcho, soua soua...)

Il a fallu plusieurs générations pour que ce patrimoine existe et quelques minutes pour décider qu'il n'existerait plus.

La vie nous commande à prendre les choses comme elles viennent; et faire la part de ces choses nous aide à relativiser l'important de ce qui est anecdotique. Tiens, puisqu'on est entre gens de bonne compagnie, hier, il y avait de l'anecdotique dans les remarques désobligeantes faites à nos bénévoles qui encaissaient les 4 euros du parking. A ceux-là j'ai envie de les appeler à plus de retenue, car leurs remarques déplacées peuvent contrarier la générosité et l'altruisme de ceux qui ont travailler durement plusieurs jours pour nous offrir une journée magnifique avec 6 toilettes entretenues heure par heure par de courtoises jeunes filles qui n'avaient pas vingt ans, un poste de secours, une équipe de pompiers, des stands de nourriture, une buvette, une piste de danse avec DJ, une décoration avec les noms de rues de BEO, des tables, des chaises, les trois horloges reconstituées plus vraies que nature. De plus, ceux qui avaient installé tout ça la veille, sont restés seuls jusqu'à 23 h pour tout débarrasser y compris les sacs poubelles et les ordures laissées par ceux qui ont critiqué le prix du parking. Alors je dis solennellement à ceux-là ne poussaient pas le bouchon trop loin; les bénévoles ne peuvent pas en plus des efforts surhumains consentis à leur âge de Papy,payer en plus cette organisation de leur poche pour satisfaire une bande de profiteurs.

Soutenons le Président René Sanchez et toute son équipe pour que l'ABEO puisse entretenir la flamme de fierté de nos aïeux qui ont bâti Bab el Oued.

A l'année prochaine! Et si l'on n'est pas plus, que le Dieu des Trois Livres, fasse que l'on ne soit pas moins.

André Trives ( J'adhère à l'ABEO depuis presque 30 ans afin que notre association de fraternité puisse survivre et transmettre la vérité sur nos aïeux pour qu'ils ne soient pas mort pour rien. Il devient insupportable que des personnalités colportent aujourd'hui encore à l'égard du petit peuple de Bab el Oued l'absurde qualificatif de colon )

Heriette DUCOS

Le : 13/06/2011 13:48

Tout au long de l'année ,nous l'avons dans un petit coin de la tête cette journée de Rognes les mois passent plus ou moins bons avec ses lots de bonheurs et de malheurs et puis ce jour tant attendu approche alors ont se met en effervescence la cuisine ressemble à celle de nos Mamans ,cocas ,sardines escabetches , salades de toutes sortes ,mounas ,gâteaux arabes , quel bel hommage que nous leur rendons ce jour là plus que d'autres elles là sont tout près de nous , nous guidant dans leurs manières de faire et toujours au ( pif ) de toutes ces préparations et la voilà cette journée du 12 juin ,chargement des voitures et départ de toutes parts une direction Rognes ,nous y sommes . L'accueil est chaleureux déjà les embrassades au parkings commencent ,l'emplacement à peu près toujours le même ,c'est parti pour une superbe journée ,retrouvailles ,émotion peine pour ceux qui ne sont plus ou ceux qui ne seront plus ,réconfort ,et puis et surtout joie rire encore et encore la piste de danse ne désemplit pas les chanteurs sont au top l'ambiance est bien celle de Bab el Oued ,mais déjà l'heure de se quitter approche le coeur un peu serré nous nous disons au revoir nous nous faisons bises sur bises ,la vie reprend ses droits chacun reprend le chemin de son domicile en se promettant d'y être l'année prochaine ou au 15 août à Carnoux ,ce fut vraiment un beau moment d'amour Familial ,Amical l'air de Rognes gardera notre parfum ,un parfum de la bas ,merci aux organisateurs à Christian et sa charmante épouse ,qui ont maintenant la charge de mettre en ligne toutes les photos qui vont affluer

Robert VOIRIN

Le : 08/06/2011 17:55

JE ME REVOIS ( version modifiée )

Tu m'es réapparu Alger en ces temps heureux

qui n'étaient pas encore le moment des adieux

ni celui des regrets, ni celui de la souffrance,

ni celui du désespoir, c'était celui de l'espérance.

Je me revois encore présent dans ces innoubiables scènes

et dans toutes ces belles images qui me reviennent,

je me dis alors que " le vrai paradis est celui qu'on a perdu ",

c'est vrai, il est en plus tout ce que l'on a simplement vécu.

Et comme tout se bouscule dans ma mémoire,

ce sont mille petits détails et grandes histoires

qui ressurgissent comme ramenés par un vent

bienfaiteur qui efface les caprices de l'usure du temps.

Je me revois sillonner Alger de tous côtés,

allant même bien loin au delà de sa superbe baie

dans tous ces lieux aux noms pour moi si familiers

mais aussi tellement évocateurs de ce qui a été notre passé.

Je me revois taper le bain à la plage des Deux Moulins,

fêter Pâques à Sidi Ferruch, courir au stade des Tagarins,

admirer le panorama au boulevard Bru, rêvasser au jardin Marengo,

m'amuser aux Bains Sportifs, me prélasser aux Deux Chameaux,

je me revois dévaler le Frais Vallon, grimper à Bouzaréah,

descendre le Parc de Galland, méditer longuement à Tipaza,

me rafraîchir à la cascade de Bérard, musarder à la forêt de Baïnem,

m'allonger sur les sables d'or de Zéralda, me promener à Birkadem,

vadrouiller au square Laferrière, aller jusqu'au Gué de Constantine

marcher jusqu' à Air de France, déambuler dans le quartier de la Marine,

remonter le Ravin de la Femme Sauvage, me régaler à Fort de l'Eau,

je me revois nager à la Madrague, tourner dans les tournants Rovigo,

faire le tour du Cap Matifou, visiter le Tombeau de la Chrétienne,

arpenter le boulevard du Télémly, assister au match Gallia- Saint Eugène,

me faire dorer aux Bains Romains, traîner dans la rue Michelet,

voir l'aquarium à Castiglione, flâner dans les allées du Jardin d'Essai,

m'asseoir sur un banc au square Bresson, me perdre dans la Casbah,

je me revois me recueillir à Notre Dame d'Afrique, bronzer à Aïn Taya,

traverser la place du Gouvernement, longer le boulevard Pitolet,

filer à la Pointe Pescade, passer sous les voûtes de l'Amirauté,

piquer un plongeon au Petit Bassin, passer un dimanche à Koléa,

et pourquoi pas me rendre à Chéragas par la traverse , mais ça...

Bon, je souffle un peu, et voilà que je repars plein de gaieté,

je me revois alors marcher vers les Trois Horloges les yeux fermés,

ça y est je suis arrivé enfin dans Bab El Oued, mon beau quartier.

Je m'arrête ici car c'est chez moi, et c'est la fin de ma grande randonnée,

et si un jour l'envie de retrouver tous ces bons moments me reprenait

je ferai tout pour me les remémorer malgré le poids des années,

je laisserai alors ma pensée vagabonder avec un grand plaisir

parmi tous ces endroits aussi longtemps que je pourrai m'en souvenir.

Robert Voirin

Robert VOIRIN

Le : 07/06/2011 21:43

LE CŒUR SUR LA MAIN

Il y a près de cinquante ans la main du destin avait frappé, pourtant pour se tirer d’affaire on aurait donné sa main à couper, malheureusement la situation s’était tellement dégradée de longue main et de plus notre vérité avait été balayée d’un revers de la main par ceux qui en sous main ne s’étaient pas gênés pour solder notre pays

en agissant comme des hommes de main prêts à briser notre vie. Pas besoin de lire les lignes de la main pour connaître notre sort, c’est pas parce qu’on nous avait lié les mains que l’on avait tort, ils nous arrachaient des mains tout ce qui représentait notre Histoire et ils ne sont pas allés de main morte pour anéantir nos espoirs. Une fois partis on a cru compter sur une politique de la main tendue, mais ils n‘ont pas donné de coups de main quand on s’est sentis perdus, notre désarroi ils n’ont pas hésité à le balayer d’un revers de la main, tout en se lavant les mains des drames vécus pas certains. A ce moment on s’est retrouvés une main devant une main derrière, on aurait voulu qu’on nous donne la main pour sortir de cette galère, pourtant on avait essayé de ne pas se tordre les mains de tristesse même si on faisait des pieds et des mains pour oublier notre détresse. Alors on s’est dit qu’il fallait mettre la main à la pâte pour trouver notre chemin,

comme on n’avait pas un poils dans la main on devait travailler à tour de main, pour arriver à cela il fallait prendre son courage à deux mains en espérant qu’un jour peut être on allait pouvoir se frotter les mains. On devait empoigner à pleines mains les difficultés pour s’en sortir, et là on a eu le sentiment de devoir gagner haut la main notre pari sur l’avenir, c’était pas la peine de nous forcer la main pour arriver à notre but surtout que c’est avec le cœur sur la main qu’on a continué notre lutte. Ce pays qu‘on avait quitté et laissé clefs en mains comment l’oublier , même la main de Dieu n’a pas été assez forte pour nous empêcher d’y penser.

Robert Voirin

L'A.B.E.O. I.N.F.O.S

A.B.E.O. - ren.sanchez40@gmail.com -

LE GRAND RASSEMBLEMENT 2012 de L'A.B.E.O.

Chers amis Je vous confirme que notre rassemblement annuel aura bien lieu au Domaine du Grand Saint Jean route de Rognes le dimanche de pentecôte 27 mai 2012 où nous pourrons vivre ensemble le cinquantenaire de notre exode. Dans cette attente, amicalement. Le Président René SANCHEZ

Séraphin PONS

Le : 04/06/2011 10:27

Nous voici donc à 8 jours de ce rassemblement tant attendu par tous les babelouediennes et babelouediens. Malheureusement des obligations familliales font que je ne pourrais être des votres, c'est pour cela que je vous écris ce petit texte.

Si je vous disais que le quartier auquel j'appartiens, est un quartier populaire, que ce quartier à lui seul forme une grande famille.

Si j'ajoutais que les femmes et les hommes qui le composent se reconnaissent de diverses origines, mais tous issus de ce même quartier ayant forgé un lien indissociable, vous continuez d'en douter, mais si je précisais que le creuset qui a créée ce quartier, cette famille, était l'amitié, la fraternité, la cohabitation, entre Alain, Sydney, Ali, chacun sa religion, sa fête, mais tous unis avec un idéal la convivialité, des convictions.

Vous comprendrez que je veux parler de ce magnifique quartier, et de cette grande famille de BAB EL OUED.

Alors enfants de Bab el oued le jour des retrouvailles est arrivé.

Entre nous, soeurs et fréres, l'étendard pieds noirs va s'élever

Entendez-vous dans cette campagne, mugir ces cris de joie, ces rires de bonheur, ces pleurs, devant ces retrouvailles tant attendues.

Aux armes, aux cabasettes, formons nos rues, posons nos tables avec soubressades, cocas, boutifars dans nos assiettes, sans oublier l'anisette dans nos verres.

Marchons, marchons tous ensemble, formons peuple de Bab el oued notre bataillon, et si quelqu'un venait à toucher à notre rassemblement, nous serions là pour mourrir à ses pieds.

Ce 12 juin, ayons une pensée pour nos soeurs et frères qui nous ont quitté et qui vont nous manquer, ils auront toujours une place dans nos coeurs et nos pensées, qu'ils reposent en paix, "salut mon frére JACKY".

Je vous souhaite à vous toutes et tous une trés belle et bonne journée avec une pensée particuliére à ceux de la cité des vieux moulins

Robert VOIRIN

Le : 29/05/2011 18:44

MOTS DE TETE

Aïe aïe aïe y a près de cinquante ans on venait de " prendre un coup sur la tête ",

c'est sur qu'à cette époque à de vrai on avait pas la " tête à faire la fête ",

y en avait des " grosses têtes " qui avaient décidé de nous abandonner,

ils voulaient les calamars nous faire " perdre la tête " et nous voir sombrer.

Depuis longtemps ces falsos ils avaient " quelque chose en tête " c'était sur,

profitant de la situation ils nous poussaient à " taper la tête contre les murs "

mais comme on était pas des bourricots on allait pas " baisser la tête "

et quand la bafane nous a emporté on a essayé de " garder toute notre tête ".

On se tenait " la tête haute " mais on a du partir fissa sans se retourner,

purée de baouel on a " sorti la tête de l'eau" bien qu'on ait été trompés,

grace à Dieu merci mon Dieu on avait encore " la tête sur les épaules ",

et pour pas perdre la fugure on devait la " relever la tête " ma parole .

C'était pas le moment de nous " chercher des poux dans la tête ",

même si la baraka elle nous avait quitté on était pas " tombés sur la tête ",

ils avaient " la tête qui enflait comme une pastèque " ceux qui nous rejetaient

et même si nos " têtes ne leur revenaient pas " on allait pas se faire drobzer.

Malgré le coup de tmeniek qu'on avait reçu " en pleine tête ",

et parce que nous autres on avait pas que des " blis blis dans la tête "

on a montré à ces falempos qu'on avait pas " la tête comme une passoire ",

bessif qu'on allait leur crier " à tue tête " ce qu'était notre longue et belle Histoire.

Robert Voirin

Josiane et Raymond MOLTO

Le : 28/05/2011 11:45

Bonne fête des Mamans

Pour vous chères Mamans en ce jour de fête ...

Que vous soyez gracié par cette journée.

Pour toutes les femmes qui ont donné la vie.

Que ce jour soit celui de la Paix et de l'Amour pour vous ...

Pour toutes les Mamans du monde...

Que la vie vienne les combler à leur tour.

Quelque soit votre âge vous êtes des personnes uniques.

Pour vous qui avez donné la Vie ...

Quand vous regardez vos tout petits...

Vous êtes si heureuse de ce bonheur si indescriptible...

Je le sais en tant que Maman ...

Que dans le fond de mon coeur...

Je suis fière de mes enfants ...

Je les aime tellement ...ils sont venus

Combler ce que je n'avais eu enfant...

Vous savez ...vous les Mamans que je ne connais pas.

Je vous souhaite tout le bonheur du monde...

La mienne est partie au ciel...

Si la vôtre a rejoint le paradis...

Levé les yeux au ciel elle vous sourira...

Une Maman reste dans le coeur d'un enfant éternellement.

N'oubliez pas que ce que le vie vous donne ...

Jamais elle vous le reprend vos enfants sont ...

Un lien d'amour avec vous-mêmes...

Soyez fières d'être des Femmes dont la force est inégalable.

Alors pour toutes celles qui ont donné la vie...

Où qui vont le faire bientôt ...

Je vous souhaite une merveilleuse fête...

Prenez soin de vous surtout...

N'oubliez pas vous les Mamans

Vous êtes des Anges sur terre...

Robert VOIRIN

Le : 22/04/2011 18:30

LE CABASSETTE ET LE COUFFIN ( fable )

Au fond d'un placard le cabassette et le couffin s'ennuyaient beaucoup,

depuis qu'ils avaient quitté leur Bab El Oued natal ils ne sortaient plus du tout,

alors il se racontaient des histoires pour tromper leur ennui,

surtout celles qui parlaient de leurs anciennes et nombreuses sorties

quand ils accompagnaient la famille au marché, en forêt ou au bord de mer.

Ainsi à Pâques on les remplissait de ce qu'il y avait de meilleur sur terre,

le cabassette disait qu'il transportait la soubressade, la calentita,

le boutifar, la pastera sucrée, les poivrons grillés, et la si fine fritenga,

les anchois, les dattes et les figues sèchent, les délicieuses cocas,

les mantécaos, sans oublier le bon selecto et le fameux Mascara.

Le couffin se vantait d'être plein de zlabias au miel, de douces oreillettes,

de makrouts, de la belle mouna, sans oublier les succulents roliettes.

Ils étaient tellement lourds qu'ils n'en pouvaient plus surtout

qu'il fallait tenir jusqu'à la fôret de Sidi Ferruch pleine de monde partout.

Là au milieu des cris de joie on commençait à les vider,

en premier les tramousses et les variantes étaient sortis

car avant le repas la traditionnelle anisette était servie,

puis dans une joyeuse ambiance on déballait tout et chacun se servait,

et tous les membres de la famille pouvaient commençer à se régaler.

Dans la soirée pour le retour à la maison le cabassette et le couffin

maintenant si légers pensaient déjà à faire les courses dès le lendemain matin,

à Bab El Oued ils continueraient ainsi à déambuler dans les allées du marché

où ils seraient encore remplis de ces bonnes choses qui faisaient leur fierté.

Bien longtemps après, alors que dans le placard ils se lamentaient sur leur sort,

une main amie qui les avaient bien connus leur apporta un jour un grand réconfort,

et pour ne pas qu'ils tombent complètement dans les oubliettes

ils furent alors emmenés de nouveau aux commissions ou à des fêtes,

réconfortés ils purent se dire qu'on ne les avait pas laisser tomber

pour enfin revivre en pensant à Sidi Ferruch et ses belles journées.

moralité : recevoir le passé comme un héritage c'est combattre l'oubli, le mépris et

l'indifférence.

Robert Voirin

et Bonnes Pâques à tous

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