- 273 photos dans les Rues de Bab El Oued (en cours de montage) de Christian TIMONER
André TRIVES
dimanche 23 janvier 2011 - Bibliothèque des trois horloges
Je porte à votre connaissance cette histoire vécue il y a quelques jours par 7 amis de Bab el Oued, mamies et papys aux cheveux bien blanchis, qui avaient rendez-vous 45 ans après, avec leur enfance, leurs racines et le quartier qui hantait leurs rèves depuis si longtemps. Histoire qui m'a été racontée lors de la réunion de l'ABEO à Rognes le 4 juin dernier; et que je me permets de divulguer car lorsqu'il s'agit, d'amitié, de fraternité, d'amour, on se doit de les colporter comme des messages d'espoir pour cette pauvre humanité qui en a bien besoin. "Le groupe se trouvait place des 3 horloges et voulu se faire photographier ensemble; il demanda à un jeune Algérien (né après l'Indépendance du pays) de remplir cette sympathique mission, et il s'exécuta avec plaisir. A ce moment précis, un vieil homme au visage d'Abdelkader, se précipita du trottoir de chez Moatti sur le groupe et montrant de son index l'un d'entre eux dit:" toi je te connais, toi je suis sùr que je te connais". Interloqué, notre ami lui fit remarquer que cela semblait difficilement probable étant donné leur différence d'age. Et devant l'insistance du vieil homme convaincu, le jeune papy sorti une photo de sa maman en précisant:" ma mère tenait un étal au marché.." La réaction fut explosive et le vieux chibani se transforma en un adolescent tout excité; il martela:" mais ta mère, c'est Néna, comment si je la connais... t'y es son fils... t'y a la même tête qu'avant...pourquoi vous êtes tous partis...avant c'était le bon temps..." Il s'ensuivit des minutes intenses d'émotions où les yeux s'embuèrent à l'unisson.Même le jeune photographe d'occasion avait été décontenancé par ce moment de retrouvailles épiques.Alors ce dernier fit la proposition de se rendre chez lui tout à côté pour prendre ensemble un thé à la menthe. Le groupe fut géner d'une telle invitation et ne voulant pas déranger la gentillesse de cet homme rétorqua:"C'est très gentil de votre part, mais nous n'avons pas trop de temps et il nous reste une chose importante à faire". Celui-ci répliqua:" Mais qu'avez-vous de si important à faire ?" Il lui fut répondu:" nos devons nous rendre au cimetière nous recueillir sur la tombe de nos parents et la dernière fois c'était il y a 45 ans.." "Justement, venez chez moi, j'ai quelque chose à vous donner" lança-t-il . Ils se rendirent dans une maison toute proche où l'accueil fut exceptionnel avec des paroles toutes exceptionnelles:" ici vous êtes chez vous..." et le jeune Algérien pris un sécateur et coupa toutes les roses de son jardin qu'il remis au groupe pour fleurir les tombes de leur famille. C'est les yeux remplis de larmes d'émotion que notre groupe d'amis franchirent la porte du cimetière de St Eugène avec les bras chargés de roses de Bab El Oued." Quel beau moment d'humanité !
Momo NEMMAS
dimanche 23 janvier 2011 - Bibliothèque des trois horloges
A ANDRE TRIVES !
Ce que vous avez relaté d'une manière si émouvante, c'est exactement ce que vécurent lors de leur séjour le groupe des 7 Nains !
Donc , il est indéniable qu'il faut absolument faire le tout pour contribuer au rapprochement des êtres que les vissicitudes de la vie ont séparés et faire en sorte que le flambeau puissé être relayé par les générations qui viennent et qui malheureusement ne comprennent absolument rien de ce passé et du cadre de vie qui y régnait. Ne l'oublions surtout pas que nous sommes les derniers des .........? Pieds Noirs , voyons !!! pas des Mohicans !!!
Jugez -en par vous-même quelques fragments de ce que quelque part , par modestie ou de reserve, les 7 Nains n'ont pas relatés :
N'est-ce pas Annie?
Ta rencontre au Bd Pitolet avec le vieux qui t'a donné même la couleur des yeux et des cheveux de ton Padre ?
N'est-ce pas Lucienne?
Ta rencontre avec Rabah à la porte du cimetière où l'on avait peur que vous ayez une attaque cardiaque et que ce dernier qui disait haut la voix, tout en laissant sa voiture au milieu de la chaussée : pincez-moi ,pincez-moi , est-ce que je rêve ?
Et toi Georges N.. ?
Ta rencontre avec Fatiha à la maison natale à la Casbah ,tes larmes lorsqu'elle t'a fait le you-you de bienvenue qui firent trembler les murs ?
Et toi Georges R..? Ta rencontre avec Mo, assis sur une chaise au devant de sa maison et vos réactions lorsque tu retrouvais ce vieux avec sa béquille à l'avenue de la Bouzaréah ?
Et toi Claire ? Tes retrouvailles avec ton voisin Racim et le 36, rue Léon Roches?
Et- toi Francis ?
Tes rencontres avec Mr.ZAAF qui connaissait bien ta maman ainsi que celle avec ton copain de Lelièvre ZAOUCHE et dont les yeux s'embuèrent ainsi que nous autres témoins, de larmes lors de votre étreinte ?
Aussi, je ne me lasserai jamais, au grand jamais,de remercier Christian d'avoir eu la géniale idée de faire ce noeud gordien qu'est le site : né à BEO
Amitiées
Isabelle SINTES née BERTIN
dimanche 23 janvier 2011 - Bibliothèque des trois horloges
Pour vous tous pour BAB-EL-OUED, mon poème qui en dit long !
"BAB-EL-OUED"
Quartier où je suis née où toutes ces années
j'ai grandie et bénéficié de tant de beauté.
Les couleurs les odeurs dans ma tête sont restées.
Même loin de lui j'ai gardée l'image adorée...
De ce si beau , de ce si grand quartier
Où les jours de la vie s'écoulaient en gaieté.
Populaire il était, et on en parle encore...
Bab-El-Oued était gai ,était beau , était fort.
Les gens de Bab-El-Oued n'étaient pas fortunés.
Mais que de belles choses ils pouvaient partager.
Les familles, les amis, nous avons tous été....
Les leurrés de l'histoire quand nous l'avons quitté.
Bab-El-Oued aujourd'hui a du beaucoup changé
Mais dans mon coeur il restera désormais,ce
Ce beau Bab-El-Oued que j'aimais .
Pas question ,d'oublier , d'effacer...
Les visages, les murs, les odeurs du passé
Même si je n'y vis plus comme je le voulais
Ce Bab-El-Oued à moi ... mon quartier.
Ce Bab-El-Oued en moi..... il est ancré.
SINTES Isabelle née BERTIN (I.B.S.)
André TRIVES
mercredi 19 janvier 2011 - Bibliothèque des trois horloges
A notre réunion annuelle de l'ABEO hier 4 juin 2006 au Grand Saint Jean à Aix en Provence, 3000 enfants de Bab el Oued étaient présents avec des regards éblouis comme des gamins
figés devant les cadeaux au pied de l'arbre de Noêl.
Leur excitation mal maîtrisée avait pour objet de retrouver l'ami d'enfance perdu de vue depuis 44 ans.
Existe-t-il au monde, une communauté désirant se revoir après tant d'années pour quelques heures et s'en retourner là où la vie les a transportés avec le coeur empli d'un bonheur indicible?
Je ne le pense sincèrement pas car si l'on
m'avait appris que pour ces quelques petites heures de discussion intense et passionnée, des papy et des mamies pour la plupart, ont parcouru des milliers de km;
venu des Etats Unis, d'Espagne, de Suède, et de tous les coins de France les plus éloignés, j'aurais déclaré:" Ils sont malades ces gens..."
Mais quelle fierté d'être là ensemble à Aix, fiers pour toux ceux qui nous ont quittés et qui de là où ils se reposent, ils ont dû revivre l'émotion et l'enthousiasme qui avait dû les animer lors de leur
émigration vers l'Algérie en partance d'Italie, d'Espagne, de France et d'ailleurs. Et comme nous ils ont dû partager un sentiments de fierté d'avoir créer
leur famille dans ce beau quartier de Bab el Oued où la richesse était l'amour.
Et hier jai eu une pensée pour celui qui est parti il y a quelques jours, bien trop jeune, il habitait bab el Oued, il s'appelait Lyas, il défendait l'esprit de notre quartier,
il était comme nous un" mendiant de l'amour".
Maryvonne GUILLEM
mercredi 19 janvier 2011 - Bibliothèque des trois horloges
Rognes, un avant-goût du paradis qui me laisse hébétée, abasourdie de bonheur!
La musique céleste, maintenant je le sais, c' est un cha-cha-cha, et on retrouve bien là-bas ceux qu' on a aimés et qui nous ont cruellement manqué.
Non, le temps ne les a pas marqués...il les a magnifiés ! Il émane d' eux tous une tendresse telle que l' on a envie de se blottir dans leurs bras, ce que l' on fait parfois dans l' élan...puis on se
touche: les mains s' étreignent, enserrent un bras, ébouriffent des cheveux (quand il en reste), les épaules se rejoignent, sûres de leur appui.
Et l' on rit beaucoup, souvent, avant de se satelliser à deux ou en petits groupes, pour témoigner de l' existence de l' enfer et de la longueur du temps au purgatoire.
Même s' il lui arrive d' être noir comme nos pieds, on joue de toute façon sur du velours...
Seule la loterie était peut-être superflue : on était déjà tous gagnants !
Mais la communion fut totale, fervente et, quand la lumière a commencé à baisser pour laisser place à l' éclairage des globes des Trois-Horloges, moi j' ai vu très distinctement ...Roro et
Chipette assis chacun sur l' un des genoux du Bon Dieu....Pas vous ?
L' organisateur se doit donc d' être...Félicité !
François ESTEVE
mercredi 19 janvier 2011 - Bibliothèque des trois horloges
Bientôt la Fête des Mères
J'ai choisi ce beau poème pour toutes nos mamans,dans le souvenir ou dans le présent.
Tu as connu,maman
Bien des heures amères,
Nous étions tous petits,
Nous habitions Alger.
C'était alors la guerre
Et puis nous ont quittés
Tout ceux là qui t'aimèrent....
Nous n'avons plus,bien sûr
Ni le soleil joyeux presque au long de l'année....
Et même au fond,vois-tu,
N'avons plus de toit.
Mais nous avons ton coeur , Tes bras et ton sourire
Nous savons tout cela....
Nous aurions su l'écrire.....
Voila pourquoi papa l'a composé pour toi
de Ollivier René ,un ami - Fête des Mères 1963
Isabelle SINTES née BERTIN
mercredi 19 janvier 2011 - Bibliothèque des trois horloges
Merci pour votre site , je tiens à rajouter mon ressenti voici mon poème : Certes, il parle d'Alger, mais ,comme on ne peut dissocier Bab-el-Oued d'Alger,je me devais de :
CONJUGUER
J' aimais tant cette ville où je suis née.
Tu aimais comme moi y vivre t'y promener.
Il aimait son soleil,sa blancheur sa beauté.
Nous aimions son sol, ses plages enchantées.
Vous aimiez,ses jardins,ses places, ses marchés.
Ils aimaient tant leur ville, ces gens d'Alger.
CONJUGUER AIMER ALGER,
C'est un peu ne jamais l'oublier.
SINTES Isabelle . I.B.S.
Ajout de photos
mercredi 19 janvier 2011 - Actualité du site
- 5 photos dans Retrouvailles de l'ABEO ( Rognes le 23 mai 2010) de Séraphin PONS
BLOT Rachel Josette
mardi 21 décembre 2010 - Bibliothèque des trois horloges
En 1971, à Carnoux en Provence se passait la première réunion générale de la communauté Pied Noire, en l'occurence les retrouvailles des gens du Ruisseau d'Alger ..Moments intenses... et l'idée d'une chanson dont je vous livre les paroles écrites en juillet de la même année . Paroles et musique restée dans le tiroir de ma mémoire .
....................
Tu es là devant moi
Mon pays bien aimé
Tu es là , et tu vois
Que je vais te quitter
Te quitter pour toujours
Comme on quitte un amour
Maintenant je le sais
Je ne dois plus espérer
Adieu, terre d'espérance
Adieu, terre de souffrance
Adieu, terre de mon enfance
Je m'en vais, pour toujours
Ils sont venus les amis
Me saluer au quai
Ils savent bien, eux aussi
Qu'ils vont devoir tout quitter
Mais ceux, qui restent à jamais
Ceux qui ne peuvent plus marcher
Pourront ils nous pardonner
De les avoir abandonnés ?
Adieu, terre d'espérance
Adieu, terre de souffrance
Adieu, terre de mon enfance
car je pars, pour toujours
Encore adieu, terre de mon enfance
Encore adieu, tu le vois ,je m'en vais
Ne plus te voir, mon pays, ma souffrance
Ne plus te voir, c'est ça, mon désespoir
Le bateau s'en va
Et je laisse tout là
Encore adieu mon beau pays
oui, maintenant tout est fini
Mais malgré ces années,
Ces années d'exilés,
Nous nous retrouverons tous, un jour
OUi malgré ces années
Qui nous ont vu pleurer
Nous rirons à nouveau tous, un ,jour
Ce beau jour est arrivé
Nous voilà tous rassemblés
A parler de nos beaux souvenirs
Du plus beau des souvenirs
Le souvenir du Pays,
Le souvenir de Notre Algérie
Regardez bien les enfants
Regardez vos parents
Avoir ces yeux d'amoureux
Quand ils parlent du ciel bleu
De leur pays tant aimé
Souvenirs, vous vivrez à Jamais
Alors chantons tous en coeur
Chantons tous, pleins de bonheur
Chantons tous, Notre Algérie
Que s'efface le présent
Que reviennent nos vingt ans
Puisque tous, aujourd'hui
Respirons l'air d'Algérie ........
La la la la la la
la la la la la la
Algérie ......
la la la la la la
la la la la la la
Algérie ......
S'est effacé le présent
Sont revenus nos vingt ans
Oui, nous tous, aujourd'hui
Respirons l'air ..... d'Algérie ....
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