Le : 08/06/2013 23:07

Il y a quelques jours lors d’une cérémonie familiale, moment que nous apprécions le plus pour discuter les larmes aux yeux et plein de tristesse de la mort lente de tous nos quartiers de Bab El Oued de notre avenue de la Bouzaréa lieu des belles boutiques et de toutes les rencontres et dragues je me rappel de mon ami Kader Nekrouf qui était du même quartier que moi il était le fils du propriétaire du bain maure entre le Triolet et le Scotto. Son père était très sévère et très strict sur les études de son fils et sur l’éducation en général de son bambin, avec mon ami Kader c’était le défi permanent pour notre tenue vestimentaire et nos notes à l’école plus tard moi j’ai fait le Lycée technique pour faire carrière dans un bureau d’étude en topographie lui à l’école des beaux arts pour être plus tard décorateur à la télévision nous avions un ami commun Clément qui habitait au Monplaisant de famille modeste son père était cordonnier notre ami Clément avait toujours aider son père dans le petit atelier familial, il était charger par son père de faire les petites courses ou le nettoyage de la petite échoppe en contre partie outre les nombreuses réprimandes de son père qui n’était pas facile il recevait tout les Samedi un sois disant salaire. Comme notre ami Clément avait un souci vestimentaire et de l’élégance dans nos traditionnelle sorties à l’Avenue de la Bouzaréa il économisa ce salaire semaine après semaine pour s’offrir un beau costard fait par le père de notre ami Edmond Molina de la rue Montaigne pas loin du bar les arènes et la librairie Palomba une fois le costume acquit il ne lui rester qu’une belle chemise et la cravate qui va avec, direction le grand magasin chez Jules Av. de la Bouzaréa, mais notre ami n’était toujours pas satisfait, il lui manquait toujours une belle paire de soulier pour cet accessoire toute la bande l’accompagna chez André une fois tous son attirail emballé et déposé chez lui, il est 16h pile avec tous les copains c’est séances de douche et passage oblige chez notre coiffeur au 04 rue Léon Roche une fois la coupe faite chacun de nous rejoignit son domicile pour se préparer et être sur son « trente un ». Dés que notre ami Clément nous rejoint au trois horloges il n’était plus le même Clément que nous connaissions, nous avions tous l’impression que nous étions en présence d’un acteur de cinéma, il était vraiment élégant notre ami. C’est de la que nous lui avions donner le pseudonyme « l’élégant » Le problème maintenant nous n’avions aucune chance avec lui car toutes les gonzesses que nous allions rencontrer ne verront que lui. A l’époque c’était un rituel de faire des allers-retours sur l’Av de la Bouzaréa. Une fois une dame d’une cinquantaine d’années accompagnée d’un jeune homme la vingtaine l’aborda toute rougissante à hauteur du monoprix pour lui dire « excusez moi monsieur mon fils veux s’avoir ou vous avez acheter votre costume il le trouve si beau et vous si élégant » Clément se sentant très fière explique à la dame que c’est un tailleur qui le lui à fait et explique à la dame ou se trouve le magasin de monsieur Molina qui d’ailleurs n’était qu’à une centaine de mètres. Toute au long de la soirée et de notre discutions chacun de nous avait sa petite histoire et son anecdote à nous relater comme par exemple tous ces bars qui ont baissé rideaux ou tous ces cinémas qui donnaient la joie à toute le monde. Même nos librairies qui à chaque rentrée scolaire étaient envahi par tous les mômes accompagnés parfois de leurs parents pour être les premiers servi . Ou est notre place de l’Alma avec ses arrêts de trams ou sont toutes les fleuristes et ne parlons pas de toutes les églises qui faisaient le charme de la rue Léon Roche, de la Place Leliève ou de l’Avenue Borély La Sapie. Ou sont toutes ces placettes qui nous servaient d’aires de jeux et tous ces boulodromes ou nous allions voir nos parents jouaient la pétanque. Même nos plages n’ont plus ce goût d'antan. Maintenant je comprend bien La tristesse de tous nos amis(es) qui ont fait le pèlerinage dans leurs quartiers d'enfance et qui ne comprennent pas pourquoi tous ce gâchis je comprend parfaitement tous ceux qui espérer revoir leurs maisons mais malheureusement ces dernières n'existent plus ou en état de délabrement avancé je comprend la tristesse de ces personnes qui la mort dans l’âme voient dans quel état se trouvent les cimetières ou sont enterrés leurs parents et amis(es) je comprend aussi tous ces jeunes qui veulent partir par tous les moyens et c’est pour ça que je dédie ce texte en hommage à tous nos anciens et en me posant avec angoisse la question fatidique combien de temps notre Bab El Oued va-t-il encore résister ?