Né à Bab El Oued - 1948 - ALGER

 

Danielle PERES CECI

Le : 31/12/2011 18:58

bonjour à tous ceux qui sont nés et ont vécu à BAB EL OUED

Moi qui suis de l'Armaf

Je n'ai qu'une envie de pleurer

Ce jour de décembre le dernier

Devant les photos de la plage

Le passé réveillé s'étonne

que malgré la douleur les cloches sonnent

Elles veulent dire surtout

De jamais oublier les atouts

oui j'étais à l'Armaf

collègienne de 13 ans

Adieu ma joie, mon Armaf

T'es devenue la MAFAL

Rien de mal je te souhaite

Mais n'oubliez pas que nous

Tous nous étions de la fête

Melant nos joies, nos amours***

A tous ceux qui me lisent

je souhaite que ce souvenir

Reste dans nos coeurs

jE VOUS LAISSE, j'ai les pleurs

DANIELLE CECI

Josiane et Raymond MOLTO

Le : 31/12/2011 16:56

2011====2012

Elle a marché son long chemin...

Laissant sur son passage ...

Des joies et des chagrins.

Des espoirs et des images...

Il ne faut pas la retenir...

Elle doit partir.

La vieille année...

Elle se sent fatiguée....

Épuisée par le temps.

Il faudrait lui dire qu'on l'a aimée....

Au moins, lui dire merci.

Avant que ne passe le Samedi.....

La vieille année...

Est remplie de mots à dire....

Mais ils ne sont plus que souvenirs...

Elle a rempli ses heures....

De merveilleuses couleurs.

Elle a terminé ses jours....

C'est maintenant le compte à rebours.

La vieille année....

Elle en est aux secondes...

Bientôt elle quittera le monde.

Au son des douze coups de minuit...

Elle s'en va remplacée par son amie....!

Bye! Bye! 2011

2012 vient à sa rencontre... Elle trinque.

Nouvelle année...

Hourra! Hourra! 2012, fais ton entrée....

Arrive avec tous tes espoirs...

Éclaire cette nuit noire..

Mets une bûche dans ton âtre....

Réchauffe les corps et les coeurs.

Laisse écouler la sève de tes heures.

Nouvelle année....

Il y aura les tempêtes....

Des hommes et de la nature…

Il y aura les fêtes

Des naissances et de la verdure...

Remplie tes 52 semaines...

Des bonheurs d'une magicienne…

Nouvelle année...

Attire vers toi l'amour

Soutiens-nous dans ta traversée.

Glisse la joie dans tes jours

Aux malades redonnent la santé

Apaise le chagrin des éprouvés

Renforce dans le monde, la générosité.

Minuit carillonne, la nouvelle année 2012 prend place.

Meilleurs Vœux à tout le monde, santé, bonheur, amitié, paix et prospérité .

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19 - photos dans les rues de Bab El Oued de Mustapha OUALIKENE

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4 - photos dans les Sportifs de Bab El Oued de Séraphin PONS

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13 - photos dans les rues de Bab El Oued de Mustapha OUALIKENE

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4 - photos dans Autres photos d'hier de Frédérique SAVAL

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26 - photos dans les rues de Bab El Oued de Mustapha OUALIKENE

Antoine BILLOTTA

Le : 18/12/2011 15:29

Me baladant dans les travées d’une grande surface de matériaux de construction, je vois, traînant par terre, oublié parce qu’insignifiant et d’aucune valeur cet objet anodin et désormais caduc qui servait à emballer et emprisonner avec une solidité à toute épreuve les énormes ballots de marchandises arrivant par bateaux ou plus près de nous par camions.

Ils faisaient leurs livraisons bruyantes bien avant l’aurore, au marché, notre marché et aussi chez nos moutchous et particulièrement à l’Etoile Blanche – chez Slimane- épicerie jouxtant le café de l’Olympic (angle de l’avenue des Consulats et du boulevard de Provence). Cette vaste épicerie recevait ses montagnes de marchandises venant principalement de Ghardaïa et c’était tout un spectacle qui fascinait nos regards d’enfants.

D’abord, par le fait que le déchargement avait lieu dans une cour rectangulaire en contrebas entourée par nos immeubles et que, pour y accéder, les camions surchargés devaient -sous peine de plus pouvoir en ressortir- y accéder par l’étroite rue des Messageries en marche arrière, ce qui demandait un bon quart d’heure au chauffeur suant sang et eau, saoulé par la chaleur, la fatigue des longs trajets et les clameurs contradictoires d’une dizaine de conseillers ès-manœuvres.

Ensuite, par le fait que, de notre cour située en rez-de-chaussée, nous étions à la hauteur des livreurs aux yeux atteints par le trachome, souvent porteurs de grosses lunettes de myope et vêtus immuablement de leurs blouses et sarouels traditionnels.

Mais aussi et surtout parce que nous attendions sagement et impatiemment que, après le déchargement de toutes ces marchandises mystérieusement englouties dans cet entrepôt plein à craquer et qui servait aussi d’hébergement à tous ces travailleurs mozabites, parce que nous attendions donc le moment de nous servir de cet objet mis au rebut : le feuillard métallique, long ruban de métal de 1 à 1,5cm de largeur, lien cisaillé libérant et faisant dangereusement enfler ces cartons désormais prêts à s’éclater comme des grenades trop mûres…

Et comme des moineaux attendant leur festin, nous allions au portail de cette cour et attendions que les portefaix nous donnassent (ce subjonctif imparfait - mais qui est parfait aujourd’hui ? - on l’a appris aussi à BEO, oui ! parfaitement ! avec un « d » !) des longueurs de ce machin. Les malchanceux en avaient de trop courts, ou inutilisables parce qu’ils avaient été sertis et impossibles à défaire…..

Cela n’avait d’ailleurs aucune importance car, à défaut de partager, nous nous mettions « en quatre », à deux ou à plusieurs pour réaliser nous-mêmes ce bijou qui allait nous donner un pouvoir, toujours confisqué par les adultes, nos parents, nos maîtres…

De fait, avec les moyens du bord, untel, avec des pinces subrepticement empruntées au père, un autre avec un marteau, la plupart, le plus souvent avec un caillou qui, à notre grand dam, martelait notre œuvre d’une manière indélébile, nous parvenions enfin à montrer ce dont nous étions capables.

Et c’est ainsi que nous avons été maudits par tous les chauffeurs de taxi et automobilistes qui passaient par là ; maudits et pris à partie par les joueurs de football qui nous dépouillaient de notre bien.

Bien sûr, je ne vous dis pas quel était cet objet mystérieux réalisé seulement par les garçons de l’époque. Grands-pères aujourd’hui, ils chercheront dans leur mémoire et pourront raconter et partager - pourquoi pas pour Noël ?- cette histoire vraie qui s’est passée en Alger, à Babeloued en tout cas, dans d’autres quartiers certainement aussi, il y a 100 non 60/65 ans, hier en somme…..

A celles et à ceux qui auront trouvé le nom de cet objet, je demanderai de me rappeler comment on le réalise, sachant qu’on y ajoutait un….pois chiche et que j’ai gardé ce morceau de feuillard dont Lamartine a pu écrire « Objets inanimés, avez vous donc une âme qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ?»

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