Livre d'or : message de sylvette maurin
Le : 17/03/2006 10:47
Ouh, je reviens encore au message, puisque la Sénélec, la compagnie sénégalaise de diffusion et gestion de l'électricité, ici, au Sénégal, ne l'a pas encore coupée, ce matin. Alleluia! Alleluia, on peut aller sur la toile.
je me rends compte que j'ai été un peu incorrecte, et que je n'ai même pas salué Christian Timoner. Très cher Christian, je suis désolée: votre site est formidable et je suis vraiment très émue, ce matin...
Que pouvons-nous faire pour vous, ici, à Dakar ?
Je suis en contact avec deux anciens amis d'El Kettani. Si quelqu'un cherche à les contacter: le Docteur Gérard Halimi, qui vit à Nice, et Jean-Charles Gauthier qui vit à Casablanca, au Maroc.
Il y a aussi mes deux frères, Gérard Maurin qui vit à Marseille et Guy Maurin qui vit à côté de Meulan, dans la vallée de la Seine.
Si certains d'entre vous veulent entrer en contact avec eux, je me ferai le relais avec plaisir.
J'ai le coeur qui bat. Où est Roland, Roland Patsenski ?
Qui peut me donner les coordonnées, surtout le mail, de Bernard Venis, de Béatrice Alirol, de Gérard Levauffre? De Alfauxbriole, d'Henri Lazaro.
Pardonnez-moi, je suis très émue.
Je vais vous raconter une petite histoire, quand même: en octobre 1961, alors que l'appartement de la rue Louis Narbonne, à Hussein-Dey avait été fermé, et que nous dormions au Cercle des Officiers, nous sommes allés faire nos adieux à la "Piscine", comme nous disions.
J'avais 14 ans. Dans mon sac, petit sac de jeune fille hussein-déenne, il y avait une photographie, celle du Sacré-Coeur de Jésus. C'est une image classique du Christ, très douce. Son coeur est "en feu" et il place délicatement sa main droite, un peu en dessous, en signe d'offrande. Il nous offre son coeur, je crois bien. Nous partions, nous quittions la "terre", pour un voyage sans retour.
J'ai descendu les grands escaliers de bois. Que de fois n'ai-je descendu ces escaliers, le coeur battant, parce qu'El Kettani était un véritable royaume pour l'enfance!
Je suis allée sur la petite plage, en bas, juste en dessous de la grande piscine, celle de 50 mètres, là où l'on rangeait les barques, les pastera.
J'ai pris l'image et je l'ai coupée en deux morceaux.
J'ai gardé avec moi le visage, le haut de l'image, et j'ai glissé l'autre moitié, le bas de l'image sous un galet. J'ai fermé les yeux, et j'ai murmuré: "je reviendrai"!
Bien des années après, sur le trottoir qui mène à mon appartement, à Nice, avenue Cyrille Besset, on avait vidé un appartement et des tas de "vieilles affaires" encombraient le trottoir. Posée sur les vieilleries, l'image du Sacré-Coeur de Jésus, format 80/60, défraichie, abîmée, mais si belle, me regardait. Je l'ai ramassée, je l'ai nettoyée et je l'ai mise sous un verre, dans le couloir de l'appartement qui mène à la chambre de ma fille.
Je n'ai raconté cette histoire qu'à un seul ami, à Nice. C'est lui qui m'a appris que cette image venait du sanctuaire de Paray Le Monial, et qu'elle était liée à une sainte, Sainte Marie à la Coque.
Je vous la confie, ce matin, parce que comme on dit ici, en terre sénégalaise: "Dieu est grand" !
J'attends de vos nouvelles.
A Hussein-Dey, j'habitais 21, rue Louis Narbonne.
Je voulais vous dire, aussi, si cela intéresse certains, vec mes frères, nous avons retrouvé à Dénia, en Espagne, entre Valence et Alicante, la famille ORTIS, le boulanger-patissier de la rue de Costantine, qui faisait de très bons créponnés, mais pas aussi bons que ceux de Grosoli. Mais qui peut faire des créponnés aussi bons que ceux de Grosoli, à la surface de cette terre. Personne. Je vous aime. Sylvette.
je me rends compte que j'ai été un peu incorrecte, et que je n'ai même pas salué Christian Timoner. Très cher Christian, je suis désolée: votre site est formidable et je suis vraiment très émue, ce matin...
Que pouvons-nous faire pour vous, ici, à Dakar ?
Je suis en contact avec deux anciens amis d'El Kettani. Si quelqu'un cherche à les contacter: le Docteur Gérard Halimi, qui vit à Nice, et Jean-Charles Gauthier qui vit à Casablanca, au Maroc.
Il y a aussi mes deux frères, Gérard Maurin qui vit à Marseille et Guy Maurin qui vit à côté de Meulan, dans la vallée de la Seine.
Si certains d'entre vous veulent entrer en contact avec eux, je me ferai le relais avec plaisir.
J'ai le coeur qui bat. Où est Roland, Roland Patsenski ?
Qui peut me donner les coordonnées, surtout le mail, de Bernard Venis, de Béatrice Alirol, de Gérard Levauffre? De Alfauxbriole, d'Henri Lazaro.
Pardonnez-moi, je suis très émue.
Je vais vous raconter une petite histoire, quand même: en octobre 1961, alors que l'appartement de la rue Louis Narbonne, à Hussein-Dey avait été fermé, et que nous dormions au Cercle des Officiers, nous sommes allés faire nos adieux à la "Piscine", comme nous disions.
J'avais 14 ans. Dans mon sac, petit sac de jeune fille hussein-déenne, il y avait une photographie, celle du Sacré-Coeur de Jésus. C'est une image classique du Christ, très douce. Son coeur est "en feu" et il place délicatement sa main droite, un peu en dessous, en signe d'offrande. Il nous offre son coeur, je crois bien. Nous partions, nous quittions la "terre", pour un voyage sans retour.
J'ai descendu les grands escaliers de bois. Que de fois n'ai-je descendu ces escaliers, le coeur battant, parce qu'El Kettani était un véritable royaume pour l'enfance!
Je suis allée sur la petite plage, en bas, juste en dessous de la grande piscine, celle de 50 mètres, là où l'on rangeait les barques, les pastera.
J'ai pris l'image et je l'ai coupée en deux morceaux.
J'ai gardé avec moi le visage, le haut de l'image, et j'ai glissé l'autre moitié, le bas de l'image sous un galet. J'ai fermé les yeux, et j'ai murmuré: "je reviendrai"!
Bien des années après, sur le trottoir qui mène à mon appartement, à Nice, avenue Cyrille Besset, on avait vidé un appartement et des tas de "vieilles affaires" encombraient le trottoir. Posée sur les vieilleries, l'image du Sacré-Coeur de Jésus, format 80/60, défraichie, abîmée, mais si belle, me regardait. Je l'ai ramassée, je l'ai nettoyée et je l'ai mise sous un verre, dans le couloir de l'appartement qui mène à la chambre de ma fille.
Je n'ai raconté cette histoire qu'à un seul ami, à Nice. C'est lui qui m'a appris que cette image venait du sanctuaire de Paray Le Monial, et qu'elle était liée à une sainte, Sainte Marie à la Coque.
Je vous la confie, ce matin, parce que comme on dit ici, en terre sénégalaise: "Dieu est grand" !
J'attends de vos nouvelles.
A Hussein-Dey, j'habitais 21, rue Louis Narbonne.
Je voulais vous dire, aussi, si cela intéresse certains, vec mes frères, nous avons retrouvé à Dénia, en Espagne, entre Valence et Alicante, la famille ORTIS, le boulanger-patissier de la rue de Costantine, qui faisait de très bons créponnés, mais pas aussi bons que ceux de Grosoli. Mais qui peut faire des créponnés aussi bons que ceux de Grosoli, à la surface de cette terre. Personne. Je vous aime. Sylvette.
