Rue de Dijon

Il y avait une atmosphère particulière dans ce bout de quartier.Surtout le coin Colmar-Dijon avec la pierre de Mme Maurice,qui existe toujours.Il y avait les familles Addadaine et Garcia,les plus anciens,mais beaucoup d'autres, que cette page ne suffirait pas pour les nommer tous. Mais ils se reconnaitront.Nous citerons quand même Mr.Robinet le peintre,et son fils Pierre Louis "le nerveux" qui était toujours OUFA avec Georgeot,car il lui disait "tu es habillé à la 6-4-2" Tout un monde hétérogène et bigarré.

Il y avait les cafés.Lieux de rencontre, pittoresques.Même quand il y avait une "Baroufa" à la sortie du stade ou au marché,cela finissait toujours autour d'un verre(ou plusieurs),quelques,tramousses,variantes et autres kémias.Il y avait les boissons des grands,qui sont assez connues,et que je ne citerais pas,mais pour nous,il y avait Vérigoud,Zerka,Cruch,Slim"le citron qui prime" Orangina avant que l'on ne plastifie le contenant,et d'autres marques disparues. Il y avait aussi Mangiapani Joseph,muet,une force de la nature. Gamins,on s'accrochait à 2 ou 3 au bout de son bras tendu.Il travaillait dans une biscuiterie,et nous ramenait des sachets remplis à ras bord. Lui et son ami,blond,muet aussi étaient du quartier de Seksek, Liguori,Such,Meraga et les autres...(Bonjour à tous)

Il "faisait" les oursins à l'aide d'une fourchette aplatie,et une corbeille en osier entoutée de liège aux environs de l'Eden. De temps à autre,on tapait KAO pour aller à la carrière Jaubert,ou aux 200 collones, édifice construit au temps de Chevalier par Pouillon. A chaque passage à Alger, je suis assailli par ces souvenirs avec une étrange sensation de bonheur et de peine. Bon week-end à tous et à toutes. .Tamene Merzak.